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L'eau douce : protéger et partager


Vue de l'espace, notre planète est bleue.

Bien que la surface de la Terre soit recouverte d’eau à 70 %, l’essentiel de cette eau est salée.

L’eau douce représente seulement 2,5 % de la quantité globale d’eau, et elle est à près de 80 % prisonnière des banquises et glaciers. Le reste se trouve principalement sous terre, dans le sol et les roches. Seul 1 % de toute l’eau de la Terre est immédiatement et facilement accessible pour notre usage personnel et celui de toutes les créatures qui vivent dans le même monde que nous.

Dans la vie quotidienne, rien de plus naturel que d’ouvrir un robinet pour boire un verre d’eau ou prendre une douche. Et pourtant, cette eau douce, indispensable à tout être vivant, est précieuse car peu abondante et inégalement répartie. Mais comme bien des ressources naturelles, l’eau n’est pas inépuisable. Les quantités d’eau du cycle hydrologique de notre planète sont plus ou moins fixes. Elles circulent mais n’augmentent pas. En tout, on estime que ce système représente 1,4 milliard de km3 d’eau, dont seuls14 millions de km3 environ sont facilement accessibles sous forme d’eau douce. Quelque soit le nombre d’humains sur Terre, ce sont les quantités que nous devons nous partager.

Indispensable et Précieuse...
Les êtres humains, qui sont constitués à 60 % d’eau, ne peuvent pas survivre sans eau pendant plus de cinq jours. Et il ne s’agit pas seulement de l’eau que nous buvons : la production alimentaire représente plus des deux tiers des prélèvements d’eau douce du monde.
Au fur et à mesure que la population augmente, et comme nous essayons de faire en sorte que chacun ait suffisamment à manger et à boire et accès à l’assainissement  la consommation d’eau augmente  inévitablement.
Selon le cinquième rapport du PNUE sur l’Avenir de l’environnement mondial (GEO5), les prélèvements d’eau ont triplé au cours des 50 dernières années. Les réserves d’eau douce du monde sont pratiquement stables. Il est donc indispensable de les apprécier à leur juste valeur et de préserver les écosystèmes qui participent à leur approvisionnement.
Il faut protéger les forêts du monde, qui augmentent l’absorption par les sols, ralentissent le ruissellement et régulent à la fois la pluviométrie et l’évaporation. Il faut préserver les aquifères, les bassins hydrographiques et les zones humides, qui jouent un rôle crucial dans la circulation naturelle de l’eau. Et il faut encore réduire la pollution dont nous pensons pouvoir nous débarrasser grâce à l’eau.

Autre problème, celui de la disponibilité : l’eau ne se trouve pas toujours là où vivent les populations. Le Canada, par exemple, abrite 20 % des ressources en eau douce mais moins de 1 % de la population du monde. Selon le rapport GEO5, « 80 % environ de la population mondiale vivent dans des régions où de lourdes menaces pèsent sur la sécurité de l’approvisionnement en eau, les menaces les plus graves touchant 3,4 milliards de personnes qui vivent presque toutes dans les pays en développement. Au cours des prochaines décennies, compte tenu des impacts liés aux changements climatiques attendus et de l’augmentation continue de la population, il est probable que davantage de gens souffriront d’une pénurie d’eau accrue. »
Il est indispensable d’apprendre à faire un meilleur usage de l’eau. Cela implique d’améliorer les systèmes d’irrigation cruciaux, de façon à ce qu’ils acheminent les justes quantités d’eau à l’endroit exact où les plantes en ont besoin. Cela implique aussi de sélectionner des variétés de cultures moins gourmandes en eau, certaines plus anciennes, d’autres qui auront été spécialement créées pour s’adapter aux nouvelles réalités. Et cela implique enfin de mettre au point un recyclage des eaux usées permettant de réutiliser celles-ci pour l’irrigation ou l’assainissement. 

Nous avons tous un rôle à jouer...

Ne pas laisser l’eau couler quand on se brosse les dents, prendre une douche rapide ou partager un petit bain, adopter les 3R (Réduire, Réutiliser, Recycler)... les solutions du quotidien sont parfois toutes simples. 

Pour produire une paire de jeans, il faut environ 3 000 litres d’eau, et le coton nécessaire pour fabriquer un t-shirt a besoin de 1 500 litres d’eau pour pousser.
Alors, faire durer plus longtemps nos vêtements et le jour où il faudra vraiment les remplacer, penser qu’il existe des tissus fabriqués à partir de cultures moins gourmandes en eau comme le lin, le chanvre ou même les orties.
La quantité d’eau minimale absolument indispensable à la survie d’un humain est de l’ordre de 3 litres par personne et par jour. Mais quand on tient compte des besoins autres que la consommation directe, comme l’assainissement et l’hygiène, on passe à environ 50 litres par personne par jour.

Les polluants organiques persistants (POP) – les composés dangereux contenus dans les pesticides comme le DDT, et dans certains solvants et plastiques industriels – ont une longue vie et s’accumulent biologiquement dans les tissus des animaux et des êtres humains vivants. Ils perturbent leur équilibre hormonal et provoquent des cancers et autres maladies. La plupart des POP sont désormais interdits, mais ils n’ont pas disparu. Les molécules que l’air avait transportées vers des régions plus froides et emprisonnées dans les plaques glaciaires se libèrent sous l’effet de la fonte des glaces.
Les anciennes banquises stockent également des cellules microbiennes (bactéries et virus), dont certaines sont prisonnières des glaces depuis des millions d’années. Les scientifiques étudient l’effet que pourraient avoir ces cellules sur la vie humaine et sur nos écosystèmes actuels si elles étaient libérées.

Catégorie: NATURE
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