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L'EAU, source de Vie.

 

 

L’EAU

Source de Vie.

 

Une décennie internationale d’action.

La décennie « L’eau, source de vie 2005-2015 » vise à encourager les efforts pour assurer le respect des engagements internationaux pris dans le domaine de l’eau et sur les questions relatives à l’eau, d’ici 2015.

"L’eau est essentielle pour la vie. Pourtant, des millions et des millions d’habitants dans le monde entier connaissent des pénuries d’eau et luttent quotidiennement pour trouver de l’eau potable couvrant leurs besoins de base. Des millions d’enfants meurent encore chaque année de maladies évitables transmises par l’eau…" 

Kofi Annan - Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Extrait discours du 22 mars 2005)

 
La pénurie d’eau fait partie des problèmes principaux auxquels de nombreuses sociétés et le monde dans son ensemble sont confrontés au 21ème siècle.
 
 
Elle affecte véritablement tous les continents.
La consommation d’eau a augmenté plus de deux fois plus rapidement que la population au cours du siècle dernier et, bien qu’il n’y ait pas de pénurie d’eau mondiale en tant que telle, un nombre croissant de régions subissent un manque d’eau récurrent.
 
 

Pourtant, le monde ne manque pas d’eau.

La nature purifie constinuellement l’eau avant de la remettre en circulation. Il est probable que notre planète a toujours contenu la même quantité d’eau. Cette eau est constamment recyclée. Elle circule constamment (c’est ce qu’on appelle « le cycle de l’eau »). Le cycle de l’eau est alimenté par les lacs, l’humidité du sol, les fleuves et les systèmes biologiques. Chaque année, cette gigantesque pompe naturelle fait retomber 113 000 km3 d’eau sous forme de précipitations.

La pénurie d’eau est un phénomène à la fois naturel et d’origine humaine. Il y a suffisamment d’eau douce sur la planète pour six milliards d’êtres humains, mais sa répartition est inégale et trop d’eau est gâchée, polluée et gérée de façon non durable. Souvent, l’eau ne se trouve pas là où nous en avons le plus besoin. Elle se trouve dans les océans ou dans les glaciers, sous terre ou dans de puissants fleuves situés loin des zones habitées.

 

La plupart d’entre nous ont la chance d’avoir l’eau courante au robinet. Pourtant, chaque matin, des millions de gens sont obligés de faire des kilomètres à pied pour puiser l’eau indispensable aux besoins de leur famille. Pour d’autres, la seule source d’eau disponible est une marre boueuse ou une rivière. Un humain sur six – soit un milliard de gens – n’a pas accès à une eau propre et salubre.
Pour beaucoup, notamment dans les zones rurales des pays en développement, la collecte de l’eau fait partie intégrante des tâches quotidiennes. Durant la saison sèche, il n’est pas rare que la source d’eau la plus proche se trouve à une heure de marche. Souvent, les enfants ne vont pas à l’école car ils doivent aller chercher de l’eau pour subvenir aux besoins de leur famille.

L’eau ne pousse pas sur les arbres. C’est vrai, mais elle dépend d’eux.
Les forêts naturelles et saines sont indispensables aux fleuves et aux bassins versants, qui sont à l’origine des ressources en eau du monde. Lorsqu’on déboise, on abîme souvent les fleuves et les lacs, ce qui augmente les risques d’inondation. Si nous voulons entretenir et protéger nos ressources en eau, il faut aussi que nous entretenions et que nous protégions nos forêts.

L’eau ne pousse pas sur les arbres, mais nos ressources en eau en sont largement tributaires. Quelle que soit son origine, l’eau est essentielle aux populations, aux plantes et aux animaux. Nous avons besoin d’eau pour boire, pour cuisiner, pour nous laver – et pour faire fonctionner les toilettes. Pour vivre sainement, il nous faut environ 50 litres d’eau par jour. Et ce chiffre ne tient pas compte de l’eau nécessaire aux communautés agricoles pour irriguer les champs et cultiver leur terre. Dans de nombreux pays, l’eau d’irrigation utilise jusqu’à 80 % de l’eau douce disponible.

 

Si l'on n'améliore pas l'efficacité de l'utilisation de l'eau, la demande en eau devrait dépasser l'offre de près de 40 % en 2030.

 

Le saviez-vous ?

  • La plus importante source de pollution de l'eau est l'absence de gestion adéquate et de traitement des déchets humains, industriels et agricoles : chaque jour, 2 millions de tonnes d'eaux usées et d'autres effluents sont rejetés dans les cours d'eaux du monde.
  • La pénurie d’eau touche actuellement près de 700 millions de personnes dans 43 pays.
  • Chaque année, plus de personnes meurent de maladies liées à l'insalubrité de l'eau que de mort violente, y compris des conséquences de la guerre.
  • En 2025, 1,8 milliard de personnes vivront dans des pays ou régions touchés par une pénurie d’eau complète et les deux tiers de la population mondiale pourrait vivre dans des conditions de stress hydrique.
  • Selon le scénario actuel sur le changement climatique, près de la moitié de la population de la planète vivra dans des régions soumises à un fort stress hydrique d'ici 2030, dont entre 75 millions et 250 millions de personnes en Afrique. De plus, la pénurie d'eau dans certaines régions arides et semi-arides poussera entre 24 et 700 millions de personnes à se déplacer.

 

L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté
le 22 décembre 1992 une résolution qui déclara
le 22 mars de chaque année
"
Journée mondiale de l'eau", à compter de l'année 1993.

 

On a l’impression que les fleuves sont éternels...
Ce n’est pas le cas.


Même en ce qui concerne l’Amazone, le plus puissant de tous et qui transporte un cinquième du volume mondial fluvial se jetant dans la mer.

Il y a des centaines de millions d’années, L’Amazone coulait en direction de l’ouest et se jetait dans l’Océan Pacifique. Jusqu’au jour où les mouvements de l’écorce terrestre firent émerger les Andes qui lui barrèrent la route.

L’Amazone changea alors de cours. D’abord, il recula pour former un immense lac d’eau douce, puis il se fraya un passage vers l’est, pour se jeter dans l’Atlantique. Aujourd’hui encore, les poissons de l’Amazone rappellent plus ceux des fleuves du Pacifique que ceux de l’Atlantique.

 

Les ingénieurs de l’époque moderne ont essayé de réaliser la même prouesse. En 1900, pour mettre un terme aux épidémies de typhoïde et de choléra, des ingénieurs américains ont décidé d’inverser le cours du Chicago, qui transportait les eaux usées de la ville jusque dans le lac Michigan. Ils détournèrent le fleuve dans un canal situé au sud qui se jetait dans le Mississippi. Les eaux usées devaient effectuer 2 000 kilomètres avant d’atteindre le golfe du Mexique, mais cela permit de stopper les épidémies.

 

Le plus souvent, les ingénieurs se contentent de vider les fleuves – provoquant parfois de véritables catastrophes ! L’ancienne Union soviétique, par exemple, préleva la majeure partie des eaux de deux fleuves pour irriguer des champs de coton. Tant et si bien que la mer d’Aral, qui était la quatrième mer intérieure du monde de par sa superficie, est pratiquement à sec. Encore aujourd’hui, il reste des bateaux de pêche immobilisés dans des ports qui se trouvent désormais à 80 kilomètres de la mer !

 

Plusieurs autres fleuves importants n’atteignent plus la mer toute l’année à cause des quantités d’eau prélevées par l’homme. C’est le cas du Nil en Egypte, de l’Indus au Pakistan, du Fleuve Jaune en Chine et du Colorado, qui n’est plus qu’un minuscule ruisseau à l’endroit où il traverse la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

 

Aujourd’hui, les ingénieurs cherchent à relier les fleuves pour qu’ils fonctionnent plus comme d’immenses réseaux d’adduction d’eau que comme des bassins fluviaux naturels.

Première de la liste, la Chine est en train de détourner une partie du volume du Yang-Tsé-Kiang sur 1 000 kilomètres en direction du nord pour alimenter le Fleuve Jaune. Quant à l’Inde, elle souhaite relier plus de 30 cours d’eau pour pouvoir prélever de l’eau dans la région nord humide au profit du sud beaucoup plus aride.

 

Catégorie: NATURE
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